Restauration d’un char Sherman au Mémorial de Marckolsheim
Du premier nettoyage aux marquages historiques, retour en images sur la remise en état extérieure d’un char Sherman et de son socle, au Mémorial de la Ligne Maginot de Marckolsheim.
Redonner toute sa place à un témoin de l’histoire
Exposé au Mémorial de la Ligne Maginot de Marckolsheim, ce Sherman nécessitait une remise en état de ses surfaces et de sa présentation générale. Pour Conrad Military Cars, le chantier consistait à lui redonner une finition soignée tout en conservant son identité visuelle.
L’intervention a porté sur l’extérieur du blindé, depuis les premiers travaux de nettoyage et de préparation jusqu’à la peinture Olive Drab et aux marquages. Le socle sur lequel repose le char a lui aussi été entièrement rénové.
Le véritable Sherman « HARTMANNSWILLERKOPF »
Le nom et le numéro 46 peints sur le Sherman de Marckolsheim rendent hommage à un char de la 2e Division Blindée du général Leclerc. Avant de découvrir la restauration, retour sur le parcours de cet équipage pendant la Libération.
Un nom chargé de mémoire
Le « HARTMANNSWILLERKOPF » est un Sherman M4A2 du 501e Régiment de Chars de Combat, commandé par Marcel Christen. Son nom fait référence au Hartmannswillerkopf, ou « Vieil Armand », sommet des Vosges marqué par de terribles combats pendant la Première Guerre mondiale, notamment en 1915.
Le parcours du char en 1944 et 1945
La campagne de Libération
Le Sherman n° 46 sert au sein de la 3e compagnie du 501e RCC, l'une des unités blindées de la 2e DB qui participe à la libération de la France.
Remoncourt : un combat meurtrier
Alors que les troupes françaises progressent dans les Vosges, le « HARTMANNSWILLERKOPF » est touché à Remoncourt par un tir antichar allemand. L'obus traverse sa tourelle. Le chasseur Eddie Hall, radio-chargeur de l'équipage, est tué ; les quatre autres hommes survivent. Le char est gravement endommagé.
Strasbourg : le numéro 46 réapparaît
Après des réparations rapportées par les récits consacrés à l'unité, un Sherman portant le nom « HARTMANNSWILLERKOPF » et le numéro 46 est photographié à la sortie sud de Strasbourg. Cette photographie est conservée par le Musée de la Libération de Paris.
En Allemagne, après la victoire
Le même nom et le numéro 46 figurent sur des photographies prises lors d'une cérémonie militaire à Klosterlechfeld, en Allemagne. Les archives permettent donc de suivre l'identité du char jusqu'à la fin de la guerre, sans établir à elles seules ce qu'il est devenu ensuite.
Le Sherman de Marckolsheim : une reproduction commémorative
Le char exposé au Mémorial de la Ligne Maginot du Rhin n'est pas le « HARTMANNSWILLERKOPF » d'origine. Il s'agit d'un autre Sherman, qui en reprend le nom et le numéro 46 à titre commémoratif. Ce n'est pas une copie techniquement identique du M4A2 historique.
La restauration extérieure réalisée par Conrad Military Cars, et notamment la reproduction des marquages directement en peinture, contribue à préserver le souvenir du char de la 2e DB et de son équipage.
L’état initial : observer avant d’intervenir
Avant de commencer, un état des lieux permet de mesurer le travail à accomplir. Les anciens revêtements, les marquages existants et le socle de présentation font partie des éléments à prendre en compte pour organiser les différentes phases du chantier.
Nettoyage et préparation des surfaces
Le chantier débute par l’installation des accès de travail et le nettoyage des surfaces. Les opérations de décapage et de sablage permettent ensuite de préparer la caisse et la tourelle pour la remise en peinture.

Préparation, décapage et sous-couche grise
Après la préparation des surfaces, le blindé présente une sous-couche grise. Ce stade permet de contrôler l’état général des tôles et des reliefs avant d’appliquer la peinture de finition.
Le retour de la teinte Olive Drab
Vient ensuite la mise en peinture du blindé. Le travail progresse sur les grandes surfaces, les différents volumes de la caisse et de la tourelle, jusqu’à retrouver une présentation homogène dans une teinte Olive Drab.
Les marquages historiques, réalisés en peinture
Les nouveaux marquages font partie intégrante de la finition : le numéro 46, le nom HARTMANNSWILLERKOPF, les insignes et l’étoile ont été réalisés en peinture, sans autocollants. Les photographies montrent les marquages une fois terminés.
Le Sherman terminé, socle compris
Le résultat final réunit le blindé repeint, ses marquages et la remise en état du socle. Ce dernier constitue une part entière du chantier : il contribue autant à la présentation du Sherman qu’à sa mise en valeur sur le site du mémorial.
Avant / Après
Deux vues prises à des moments et sous des angles différents pour apprécier la transformation du blindé et de son socle.
Ce reportage porte sur les travaux extérieurs et sur le socle de présentation. Il ne décrit pas une restauration mécanique complète du char.
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