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GRAISSAGE GÉNÉRAL
Texte technique
Le graissage des véhicules est important pour éviter la détérioration des pièces en mouvement. Ces pièces mobiles n’étant pas toutes sujettes aux mêmes conditions de marche, les lubrifiants spécifiés sont ceux qui se rapprochent le plus des conditions spéciales en question.
En certains endroits la chaleur, ou même le froid excessif, présentent un problème à résoudre, en d’autres c’est la pression atmosphérique très élevée, l’eau, le sable ou la boue.
Le degré de finition des surfaces et leur fonction en général doivent également être considérés, étant donné que les diverses pièces pivotent ou oscillent, sur des paliers de types variés. Chacune de ces conditions nécessite l’application des lubrifiants spéciaux indiqués.
Il est également important que non seulement une bonne qualité d’huile soit utilisée, mais que l’huile recommandée soit employée en accord avec la saison, ou avec le kilométrage.
(Voir tableau spécial plus bas dans ce chapitre.)
MOTEUR
Le graissage du moteur se fait sous pression, par une pompe à engrenages, sur le côté gauche du moteur, actionnée par une roue à denture hélicoïdale sur l’arbre à cames. L’huile de graissage est aspirée par la pompe par une tuyauterie flottante qui empêche la circulation des impuretés ou de l’eau qui pourraient s’accumuler au fond du carter. La pression de l’huile est maintenue dans toutes les conditions de marche et atmosphériques. L’huile est envoyée sous pression dans les paliers du vilebrequin et de l’arbre à cames, par des trous percés dans le bloc-cylindres et de là, dans les coussinets de bielles, à travers des trous forés dans le vilebrequin. Un trou dans le vilebrequin allant du palier avant au trou percé dans le pignon de distribution assure le graissage positif de la chaîne de distribution. Les parois de cylindres, les pistons, les axes de pistons et les soupapes sont graissés par jet d’huile. La pression de l’huile est réglée par une soupape de limitation de pression, située dans le couvercle de la pompe à huile. Cette soupape est réglée pour une pression de 3 kilos à une vitesse de 50 kilomètres à l’heure, avec de l’huile chaude, assurant un ample graissage à toutes les vitesses.
Un indicateur de pression d’huile est monté sur le tableau de bord. Le non fonctionnement de cet indicateur est l’indice d’une absence d’huile, ou d’une fuite et il y a lieu d’arrêter le moteur immédiatement. S’il y a assez d’huile dans le carter, l’ensemble du dispositif doit être vérifié soigneusement avant de remettre le moteur en marche.
Une jauge de niveau d’huile dans le carter fait corps avec le bouchon, No. 29, figure 1, emmanché dans le tube de remplissage.
Il faut prendre soin de remettre de l’huile dès que cette jauge indique un niveau inférieur au niveau normal. L’huile fraîche est versée dans le carter par le tube de remplissage (reniflard).
VIDANGE ET REMPLACEMENT DE L’HUILE DU MOTEUR
Lorsque le véhicule quitte l’usine, le carter est rempli, au niveau correct, d’une huile de viscosité appropriée pour la période de rodage (les véhicules expédiés par wagon ont le carter vide et sont accompagnés de 4,75 litres d’huile en bidon).
Après 800 km et à 2 500 km, et ensuite tous les 4 000 km de marche, il y a lieu de vidanger toute l’huile du carter, en enlevant le bouchon de vidange à la partie inférieure et à gauche du carter d’huile, et de remplir avec 3,80 litres d’huile fraîche correspondant aux spécifications.
Pour assurer au moteur le meilleur fonctionnement et une longue durée, il est nécessaire de changer l’huile du carter du moteur quand elle est diluée ou impure. Dans les conditions sévères de fonctionnement décrites dans les paragraphes suivants, il est nécessaire de vidanger l’huile du moteur plus souvent. L’huile des véhicules utilisés dans des contrées extrêmement poussiéreuses doit être changée, hiver et été, tous les 1 500 km ou plus souvent, et l’épurateur d’air du carburateur doit être tenu propre et toujours rempli d’huile.
L’huile est facilement diluée par l’essence non brûlée qui descend à travers les segments de piston et se mélange avec l’huile. Ceci arrive le plus souvent pendant les périodes de démarrage du moteur, lorsque l’essence n’est pas vaporisée et brûlée à fond. Par temps froid, de l’eau de condensation peut s’accumuler dans le carter.
Tous les types d’essence contiennent pratiquement une petite quantité de soufre qui est normalement sans danger, mais lorsque ce soufre, en brûlant, forme des gaz dont une petite portion s’échappe à travers les segments des pistons, il réagit sur l’eau de condensation qui peut se trouver dans le carter et forme ainsi de l’acide sulfureux dans ce dernier. Aussi longtemps que les gaz et l’intérieur du carter du moteur sont assez chauds pour empêcher les vapeurs d’eau de se condenser, il n’y a pas de danger de réaction, mais lorsque le moteur marche à température inférieure, des vapeurs d’eau se combinent avec les gaz formés par la combustion ; la détérioration du moteur est alors presque certaine. Ces ennuis se manifestent par la rupture de ressorts de soupapes, par une usure rapide des axes des pistons, des coussinets de vilebrequin et autres pièces du moteur.
Il est à conseiller de toujours changer l’huile, pendant que le moteur est chaud. Autrement, des matières étrangères resteront au fond du carter. Au moins une fois par an, de préférence au printemps, le carter et le tube d’aspiration flottant doivent être démontés et lavés soigneusement avec une solution.
Choisir toujours une huile convenablement adaptée aux variations de température de la région dans laquelle le véhicule doit être utilisé. Lors de la vidange du carter et de son remplissage, il faut choisir l’huile de remplacement en se basant, non pas sur la température du moment, mais sur la température minimum probable que l’on peut escompter pendant le temps qui s’écoulera jusqu’au prochain changement d’huile.
Par temps chaud, l’huile fluide tend à se consommer plus vite que l’huile épaisse. C’est pourquoi une huile plus épaisse est recommandée pour l’été. Par temps froid, cependant, il est important d’utiliser une huile fluide qui permet des démarrages du moteur plus faciles, et qui assure aussi le graissage de toutes les pièces du moteur, dès la mise en route, lorsque ces pièces sont froides.
GRAISSAGE DU CHÂSSIS
Tous les graisseurs indiqués par les numéros 1, 2, 3, 4 et 10, sur le tableau de graissage, devront être nettoyés avec un chiffon, et ensuite graissés avec une pompe genre técalémite, au moins tous les 1500 km. S’assurer que toutes les surfaces frottantes sont graissées soigneusement. Les chapes, goupilles, et la partie supérieure de la gaine du câble de frein à main doivent être huilées.
DIRECTION
Vérifier le niveau d’huile à l’intérieur du carter de direction tous les 1500 km. (No. 22, fig. 1). Le maintenir constamment plein de graisse à engrenages. Éviter l’usage de la graisse consistante, du graphite, du blanc de céruse ou de l’huile épaisse solidifiée. Enlever le bouchon du carter et remplir lentement avec une pompe de graissage. Quand le carter est plein, remettre le bouchon en place.
VENTILATEUR ET POMPE À EAU
Les roulements du ventilateur et de la pompe à eau sont remplis à la sortie de fabrication de graisse spéciale qui dure aussi longtemps que les roulements.
DISTRIBUTEUR D’ALLUMAGE
Introduire quelques gouttes d’huile dans le graisseur tous les 1500 km (No. 34, fig. 1). Également tous les 1500 km, mettre une goutte d’huile ou deux, sur la mèche qui se trouve à la partie supérieure de l’arbre. Cette partie est accessible en enlevant le rotor du distributeur. En même temps, enduire légèrement de graisse la came du rupteur et mettre une goutte d’huile sur le pivot du rupteur.
DYNAMO
Les roulements de la dynamo, graissés à la sortie de fabrication, ne nécessitent aucune attention.
DÉMARREUR
Le couvercle du trou d’huile sur le collecteur (partie avant) peut s’effacer (No. 36, fig. 1). Il est recommandé d’introduire de 3 à 5 gouttes d’huile tous les 1500 km. S’assurer que le couvercle est bien remis en place.
JOINTS DE CARDAN
Tous les 1500 km., graisser les joints de cardan d’arbre de transmission (No. 6, fig. 1) avec une pompe de graissage.
Les joints de cardan d’arbre de pont avant (No. 27, fig. 1) doivent être vérifiés tous les 1500 km., par l’ouverture arrière du carter. Ajouter de la graisse jusqu’au niveau du bouchon de remplissage. Tous les 10.000 km, il y a lieu de nettoyer, d’inspecter et de remplir avec 225 grammes de graisse.
ROULEMENTS DE ROUE
Les roulements (No. 19, fig. 1) doivent être démontés, nettoyés soigneusement et bourrés
Figure 1 — Tableau de lubrification du châssis.
tous les 10.000 km. de graisse spéciale No. 3. Forcer la graisse par le côté large du roulement jusqu’à ce qu’elle sorte par le côté opposé.
BOÎTE DE VITESSES ET BOÎTE AUXILIAIRE
Ces organes (Nos. 28 et 29, fig. 1) sont remplis d’un lubrifiant « Universal Gear Lubricant » dont la viscosité est spécifiée selon le climat. Il est recommandé d’utiliser la graisse SAE 90 pour des températures au-dessus de 0 degré centigrade et la graisse SAE 80 pour des températures au-dessous. Ce graissage doit être vérifié tous les 400 km. et la graisse changée tous les 10.000 km.
PONTS AVANT ET ARRIÈRE
Lorsque les ponts avant et arrière (Nos. 30, fig. 1) sont montés à l’usine, ils sont remplis de 1 litre ¼ de lubrifiant de viscosité en rapport avec la température. Le niveau de ce lubrifiant doit être vérifié tous les 1500 km. Il ne faut pas mélanger différents types de lubrifiants. S’il y a des doutes à ce sujet, il y a lieu de vidanger le carter et de le remplir avec du lubrifiant frais. Il est également recommandé de vidanger, rincer et remplir le carter tous les 10.000 km. ou 2 fois par an. Utiliser l’huile de moteur No. 10 pour ce rinçage.
NOTA. — Ne pas utiliser de vapeur, de pétrole ou d’essence pour ce rinçage. Si l’huile est décomposée, il y a lieu de démonter le tout.
ÉPURATEUR D’AIR
Chaque fois que l’on change l’huile dans le moteur, ou plus souvent dans des régions sablonneuses ou poussiéreuses, il y a lieu d’enlever cet épurateur (No. 38, fig. 1), de le nettoyer et de le remplir d’huile jusqu’au niveau indiqué.